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DOCUMENTS DETAILLES
Titre
L'épître aux Hébreux au regard des évangiles / Martin Pochon
Lieu Libre-accès
Indice ÉPÎTRES Cote 3-104-88
Type Livre Catégorie Livre
Auteur(s)
POCHON, Martin
Editeur Paris : Les Éd. du Cerf, 2020
Format 724 p. ; 22 cm
Collections
Lectio Divina ; 278
Notes Bibliogr. p. 703-712
ISBN-ISSN 9782204141192
Disponibilité
0 exemplaire(s)

disponibilitéExemplaire non disponible

Date de retour prévu: 10.12.2020
Durée du prêt: 30 jours


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Matières
Bible:intertextualité
Epître aux Hébreux (livre biblique):commentaire
Évangiles:Epître aux Hébreux (livre biblique)
Résumé Un livre du Nouveau Testament dont tous les aspects, l'auteur, le genre, la datation, les destinataires, les raisons de la canonicité et même le thème exact, font l'objet d'intenses querelles savantes ? Tel est le cas de l'épître aux Hébreux, attribuée parfois à saint Paul, qui traite des deux Alliances, de l'espérance dans les persécutions, de Jésus médiateur et qui, pour la première fois dans la littérature chrétienne, recourt à la figure vétérotestamentaire de Melchisédech, prêtre du Dieu très-haut, pour établir l'identité sacerdotale du Christ. Une lettre qui n'en semble pas une, un cours magistral plutôt, et qui peut attester autant de la tradition que de l'innovation la plus hardie pour penser le sens du sacrifice du Christ. Mais quel est le sens de ce sacrifice ? C'est cette question que tranche ici, grâce à un travail minutieux et documenté, Martin Pochon. Examinant le texte, sa construction, ses assertions, son vocabulaire, ses figures de style, mais pénétrant aussi dans sa signification profonde, il montre en quoi l'épître aux Hébreux est bien un texte charnière dans la compréhension de la mort du Christ. M'est parce qu'il offre une interprétation singulière du pardon des péchés, singulière si on la rapporte à la proposition des évangiles, tout en intégrant la christologie des communautés primitives. Une enquête passionnante Une élucidation majeure. Une étude appelée à devenir un classique.

Table des matières

- Avertissement

- Introduction

- L'épître aux Hébreux au regard des Évangiles

-1- La figure de Melchisédek dans la Lettre aux Hébreux
- Fils, Messie, donc prêtre ?
- La référence à un verset cité lui-aussi par les synoptiques n'implique pas une connaissance des quatre évangiles
- Une époque où les traditions synoptiques ne sont pas fixées
- Le contexte particulier des communautés pauliniennes
- Un changement de statut des Écritures ?
- Incidences théologiques possibles de cette absence de connaissance du corpus évangélique
- L'identité sacerdotale est présentée comme l'accomplissement de l'identité filiale

- L'autre choix des Évangiles
- Le lien entre le titre messianique du psaume 2 et la figure du Serviteur d'Isaïe dans les synoptiques
- Les tentations au désert et le discernement entre les figures du Messie
- L'oeuvre première du Christ est de réaliser la purification des péchés
- La purification des péchés s'obtient par l'offrande de sacrifices

- Prêtre à la manière de Melchisédek ?
- Le roi/prêtre Melchisédek intervient comme médiateur entre Abram et le roi de Sodome
- Abram ne voulait rien garder pour lui, ni les biens ni les personnes
- La manière particulière de Melchisédek d'exercer son ministère
- Un sacerdoce différent du sacerdoce lévitique
- Schématisme du sacerdoce selon l'ordre de Melchisédek
- Sacerdoce de Melchisédek et incomplétude du sacerdoce lévitique
- Le « à la manière de Mekhisédek » de Hébreux ne respecte pas le texte de la Genèse

- Ce que l'auteur omet et ce qu'il veut mettre en valeur
- L'auteur ne donne pas sa place et son rôle au tiers
- La nature des offrandes apportées par Melchisédek ne retient pas l'attention de l'auteur
- L'auteur met en valeur les titres de Melchisédek et ce que fait Abram à son égard
- Il met en valeur ce que ne dit pas le texte de la Genèse
- Le but de l'auteur est d'attribuer au Christ une fonction sacerdotale selon le schématisme du lévitique

- Melchisédek, prêtre à jamais ?
- C'est l'établissement définitif du Messie qui rend le sacerdoce éternel et non l'inverse
- Hébreux inverse les fonctions de médiation, auprès de YHWH, entre Abraham et Melchisédek
- Valoriser Melchisédek pour valoriser le Christ

- Conclusion - La citation du psaume 109/110 se rapporte à la Passion et à la résurrection du Christ

-2- Prêtre pour la purification des péchés
- La mission du Fils - Opérer la purification des péchés
- La purification des péchés est présentée comme la mission première de Jésus
- Conduire à la gloire une multitude de fils, de frères (He 2, 10)
- Huit caractéristiques nouvelles de la fonction sacerdotale
- Un schématisme sacerdotal conservé

- L'auteur se réfère aux rituels de purification du Lévitique et plus particulièrement au rituel du grand pardon, du Kippour

- La symbolique du sang dans les rituels de pardon des péchés dans le livre du Lévitique
- Le sang donné pour effectuer les rites d'expiation
- Le sang est l'âme de toute chair
- Un sang donné pour effectuer les rituels de purification
- Le sang de l'homme, versé et vengé
- Le sang dans les rites d'expiation des péchés
- La magnificence récapitulative de la fête du Kippour

- La manière dont l'Épître aux Hébreux s'inscrit dans la symbolique du Lévitique
- La symbolique du sang dans l'Épître
- L'auteur évite les pistes qui n'ont pas recours au symbolisme du sang
- L'auteur privilégie la référence aux sacrifices pour le péché du Lévitique
- Le sang et la mort pour sceller, une fois pour toutes, la Nouvelle Alliance
- Un seul, une fois pour toutes
- Nécessité de «l'effusion du sang»
- Une transposition des sacrifices de purification des péchés

- La symbolique du sang dans les Évangiles
- La symbolique du sang dans l'évangile de Jean : «Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle»
- Le sang comme boisson
- Le sang comme signe de communion
- Le sang de l'agneau pascal
- Le sang du côté du Christ
- Cette transmission se fait dans un mouvement qui va du Père, par le Fils aux hommes, c'est un mouvement descendant
- La symbolique du sang dans les synoptiques
- « Prenez et buvez car ceci est mon sang »
- « Ceci est [...] le sang de l'alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et la multitude en rémission des péchés»
- Le sang de l'alliance
- ... versé en rémission des péchés

- Conclusion - L'initiative prise par dieu bouleverse le rite de purification

- La Cène, point focal de la Bonne Nouvelle
- La Cène récapitule tous les sacrifices de l'ancienne alliance
- Le mouvement de l'offrande étant inversé, les rituels s'unifient, ils représentent un point focal dans les évangiles

- Conclusion

-3- L'utilisation du psaume 39/40 et son rôle dans le schéma sacrificiel de l'épître aux hébreux
- Je suis venu, O Dieu, pour faire ta volonté
- La citation du psaume 39/40
- Les accents particuliers donnés à la citation du psaume 39/40
- Les variations de la citation par rapport au psaume 39 de la Septante
- La reprise commentée de la citation

- La mise en situation de la citation et l'exploitation immédiate qui en est faite

- Le rôle de la citation dans le mouvement de l'Épître
- Il est le grand prêtre 1, 1 à 7, 28
- Il est le Fils, la terre et les cieux sont oeuvres de ses mains
- Et pourtant il est, pour tout homme, le frère des hommes, jusque dans la mort
- Il est de Dieu et frère des hommes, donc grand prêtre, et supérieur à Moïse
- Ne refusons pas le repos qu'il nous propose. Avançons vers le trône pour obtenir miséricorde, notre grand prêtre est compatissant
- Il est prêtre selon l'ordre de Melchisédek
- Nous sommes héritiers de la promesse faite à Abraham, espérez et persévérez comme lui
- Il est prêtre pour l'éternité comme Melchisédek
- Le Christ dans l'exercice de ses fonctions de grand prêtre 8,1 à 10, 18
- Le Christ, lui, a mis en oeuvre les réalités célestes elles-mêmes
- Le Christ purifie nos consciences par une oblation parfaite
- Le Christ scelle la Nouvelle Alliance par sa mort et son sang
- Remarque conclusive sur la dynamique qui précède la citation du psaume 39/40
- Faire la volonté du Père, voilà le véritable sacrifice et le secret de son sacerdoce énoncé et légitimé par la citation du psaume 39
- Conclusion des cinq points précédents
- Question posée par cette herméneutique

- S'offrir soi-même, selon la logique des sacrifices d'animaux, est-il conforme au sens du psaume 39/40 ?
- La dynamique du psaume 39/40
- L'auteur de la Lettre déploie une problématique inverse

- Le sens sacrificiel de l'allégorie peut-il être détaché des événements de la passion sur lesquels il est construit ?
- Les éléments des rituels anciens ne sont pour l'auteur que des images imparfaites des réalités célestes
- Le rituel du Lévitique forme la grille d'interprétation de la Passion. Cette grille laisse échapper de nombreux éléments constitutifs de cet événement. De ce fait elle modifie le sens de la Passion
- La grille des sacrifices d'expiation fait de la croix une offrande à Dieu
- La grille de lecture des sacrifices de purification ne laisse aucune place aux ennemis
- Cette grille de lecture modifie le sens du psaume et celui de la Passion
- N'est-ce pas la technique de la lecture allégorique, conçue ici comme une méthode de transposition immédiate, qui est en cause ? En témoignent les homélies d'Origène sur le Lévitique
- Une herméneutique marquée par les limites de son point d'appui
- La particularité de cette herméneutique au regard de l'évangile selon saint Matthieu
- Une question incontournable: le Christ, dans sa mort, nous obtient-il la faveur de Dieu ou nous manifeste-t-il la faveur et la miséricorde de Dieu ?

- Le mouvement symbolique développé dans les dix premiers chapitres de l'épître est-il conforme à la symbolique de la Cène qui nous dit le sens de la Passion ?
- L'originalité du symbolisme de la Passion tel qu'il est présenté dans les évangiles
- Rappel
- Dans les évangiles, la Cène, et par suite la Passion, est présentée comme une offrande du Fils aux hommes
- En cohérence avec le sens de la Cène, il n'y a pas trace d'offrande à Dieu dans le récit de la crucifixion
- S'il est un temps sacrificiel, au sens de l'Ancienne Alliance, c'est à Gethsémani qu'il est vécu, et non à la croix
- Prendre le Sermon sur la montagne comme clé de lecture de la Passion
- La Cène donne son sens à Gethsémani
- Mais ne fallait-il pas que le Christ mourût ?
- Le visage d'un Dieu qui exige la mort de son fils pour racheter les transgressions commises sous la Première Alliance, n'est pas celui du Père qui court à la rencontre de son fils prodigue...
- Ni celui de la parabole des vignerons homicides
- Une conception qui en préfigure bien d'autres

- Le Christ a choisi de symboliser sa mort dans la Pâque et non lors de la fête du Yom Kippour
- Le Christ a délibérément choisi la fête de la Pâque
- Lors du mémorial de la Cène il s'agit d'accueillir la vie et le pardon du Père par son Fils et non d'offrir à Dieu le sacrifice de son Fils pour obtenir sa bienveillance
- Inversion du sens du sacrifice du Christ et inversion du sens de la Cène
- La croix du Christ nous purifie de nos péchés, mais selon une dynamique qui est à l'opposé des sacrifices d'expiation compris dans leur forme primitive

- Le schématisme sacrificiel de la première partie de l'Épître a infléchi progressivement le sens de la Cène
- De la Didachè à l'anaphore d'Ambroise de Milan
- De l'anaphore d'Ambroise à la messe de saint Pie V

- Questions laissées en suspens par la problématique de l'Épître

-4- Ennemis et adversaires dans l'Épître aux Hébreux
- Quelle place pour les ennemis dans la mort du Christ selon l'Épître aux Hébreux ?
- Dans les dix premiers chapitres de l'Épître (de 1, 5 à 10, 18) les ennemis n'ont qu'un rôle honorifique
- Dans les dix premiers chapitres (de 1, 5 à 10, 18), la mort du Christ est pensée comme épreuve qualifiante aux yeux de Dieu
- Dans la dernière partie de la Lettre (de 10, 19 à 13, 21), les ennemis sont ceux auxquels le Christ a résisté
- Des ennemis qui n'ont pas de visages lorsque sont évoqués Moïse, Melchisédek, Abraham et Abel
- Dans la dernière partie, le Christ, modèle dans les épreuves, a enduré l'opposition des pécheurs
- Conclusion sur la place et le rôle des ennemis dans la mort du Christ
- L'oubli des trois partenaires
- Deux dynamiques de la Rédemption. Essai de schématisation

- Quelle place pour les persécuteurs de la communauté ?
- Les persécuteurs ne sont jamais présentés ni nommés
- Dans l'Épître, il s'agit de tenir bon face aux persécuteurs
- Les persécutions sont à comprendre comme une correction paternelle
- Les ennemis ne sont jamais des interlocuteurs, ni même des contradicteurs
- L'auteur pouvait-il donner toute leur place aux ennemis ?
- Conclusion sur les ennemis de la communauté

- La place des contradicteurs, des adversaires et des ennemis dans les Évangiles
- Dès le début des évangiles, la mort du Christ est toujours envisagée dans un rapport à des contradicteurs, à des adversaires qui deviennent des ennemis
- Les controverses avec les pharisiens et les hérodiens
- Les annonces de la passion : une mort annoncée en raison des adversaires rencontrés
- À travers les débats avec ses ennemis, Jésus dévoile l'Esprit qui l'anime ; il veut l'insuffler à ses disciples et à tous les hommes, y compris à ses adversaires
- Les marchands, les brebis et les bœufs chassés du temple : un acte qui ne peut que lui attirer l'opposition radicale des prêtres
- Jésus inscrit sa mort dans la lignée des prophètes
- L'amour des ennemis comme condition de notre filiation
- Jésus livre sa vie aux mains de ses ennemis pour les délivrer du pouvoir de la mort
- C'est en aimant ses ennemis que le Christ nous purifie du «péché originel»
- Conclusion : nous connaissons les raisons pour lesquelles les adversaires ont tué Jésus
- Face à cette adversité quelle attitude a-t-il choisie ?
- À ses amis il se donne, à ses ennemis il se livre
- Il fait pénétrer l'amour au plus profond de l'enfer
- Cette absence du tiers dans la compréhension du sacrifice du Christ change aussi le visage de la Résurrection

- Cette absence du tiers dans la première partie de l'Épître aux Hébreux n'est-elle pas à relier au rôle très circonscrit attribué à l'Esprit ?
- L'Esprit saint, selon l'auteur de la Lettre, parle essentiellement par les Écritures
- Le Saint-Esprit est celui qui a parlé à travers les rites de l'Ancienne Alliance, puisque leur prescription se trouve dans les Écritures par lesquelles il parle
- Dans l 'Épître, l'Esprit saint ne semble pas avoir agi sur le mode rapporté par saint Paul et, dans les Actes des Apôtres, il n'agit que pour initier l'annonce du salut
- Le rôle très circonscrit de l'Esprit saint
- Si l'auteur parle peu de l'Esprit saint tel qu'il se manifeste dans les communautés pauliniennes, il parle cependant des anges
- Cette conception du rôle de l'Esprit saint et d'autres particularités font d'Apollos un bon candidat au titre d'auteur de la Lettre
- Un homme éloquent, versé dans les Écritures
- L'auteur de la Lettre évoque «les baptêmes» et il est aussi question de baptêmes pour Apollos
- Un rôle limité de l'Esprit saint
- Un prédicateur vigoureux qui montre aux juifs que Jésus est le Christ, et une lettre dite «Aux Hébreux»
- Un couple obéissance/châtiments plus proche de la prédication de Jean le baptiste que de celle de Paul
- Une théologie différente de celle de Paul qui peut susciter des divergences dans les communautés pauliniennes
- Conclusion
- Transition

-5- Un sacrifice accompli « une fois pour toutes» qui ouvre sur un autre registre sacrificiel
- La dernière partie de l'Épître est différente dans son genre littéraire mais aussi dans son mouvement symbolique
- L'accomplissement de la promesse, par le sacrifice du Christ, marque un basculement dans l'Épître
- Les sacrifices pour le péché appartiennent maintenant au passé
- Une réflexion plus tardive... qui nous invitera à nous demander si les chapitres qui précèdent n'ont pas été pensés en plusieurs temps, eux aussi
- Et pourtant le même auteur
- Un développement qui ouvre un espace pour les tiers
- Entrer dans la tente céleste en vivant des liens fraternels
- Persévérer et tenir bon face à l'adversité et aux adversaires
- Un développement qui redéfinit le contenu sacrificiel en unissant amour de Dieu et du prochain
- Un mouvement symbolique qui épouse celui du psaume 39/40
- Conclusion

- Comment comprendre la démarche de l'auteur de l'Épître aux Hébreux ?
- Une mise en oeuvre concrète de la notion de sacrifice chez Paul ?
- Une invitation à tourner définitivement la page des sacrifices de la Première Alliance ?
- Une expression théologique qui a évolué au fil du temps et des destinataires ?
- Un argumentaire central qui est l'écho d'une prédication ancienne de l'auteur
- Des destinataires qui n'avaient pas donné leur assentiment au Christ
- Une singularité des destinataires qui permet de comprendre que la Cène ne soit pas évoquée
- Une antériorité de la partie centrale (7, 1-10, 18) qui laisse du temps pour une évolution théologique
- Trois étapes ou moments qui marquent la pensée théologique de l'auteur
- Trois étapes de réflexion en trois lieux d'écriture ?
- Un document qui fraie un passage de I 'Ancienne à la Nouvelle Alliance

- Le statut paradoxal des écritures dans l''Épître aux Hébreux
- L'Esprit saint est l'auteur des Écritures et celui qui anime le Christ
- La situation paradoxale de l'auteur face aux Écritures
- Des manières de procéder qui marquent les étapes d'élaboration de la Lettre
- L'auteur garde l'orientation initiale des sacrifices lorsqu'il considère l 'accomplissement des Écritures, mais comment le Christ a-t-il accompli les Écritures selon les évangélistes ?
- Mener à la perfection, accomplir, qu'est-ce à dire ?
- La Pâque comme clé herméneutique de la Passion
- Un accomplissement de la notion même de sacrifice
- Une évolution historique de la conception sacrificielle
- Un accomplissement marqué par un double mouvement
- La fête du Kippour ne pouvait symboliser que le mouvement d'offrande à Dieu

-6- Obéissance et châtiments dans l'Épître aux Hébreux
- Introduction - Mise en correspondance - Les parties I et V - « La situation du Christ» et «Pistes droites»
-a- Le don d'eux-mêmes fonde 1 'autorité des dirigeants ; la reconnaissance à leur égard prend la forme de l'obéissance
-b- Le régime de la gratuité des dons de l'Esprit est clos Le principe des châtiments de l 'Ancienne Alliance redouble de vigueur
-c- Les souffrances conduisent-elles à la perfection ou la perfection permet-elle de vivre les souffrances comme des étapes de croissance ?
-d- Une figure d'autorité qui ne se laisse pas fléchir par les sentiments. L'obéissance et la soumission sont premières
-e- Où l'on retrouve la logique du a fortiori quant aux châtiments. Nous ne sommes pas dans les douleurs de l'enfantement, nous sommes dans la sélection finale
-f- Un apaisement progressif à l'approche de la réalisation de la promesse et, semble-t-il, d'une inflexion théologique sensible
-g- Une conduite vers le Royaume sans écarts possibles, mais, finalement, une invitation à sortir à la rencontre du monde malgré l'adversité
-h- Enseignement sur l'autorité divine

- Mise en correspondance - Les parties II et IV
-a- Un repos sous la menace
-b- Une parole violente comme un glaive à double tranchant
-c- Une autorité qui balaye ceux qui n'entrent pas dans ses projets
-d- Les souffrances et la mort comme épreuves éducatives
-e- Un Père ayant recours à une pédagogie de l'obéissance marquée par la souffrance
-f- Les souffrances et la mort comme épreuves éducatives
-g- Ce n'est pas la figure du Fils qui est en cause, mais celle du Père
-h- Quelle figure de l'autorité se dessine au fil de ces versets ?
-i- Dieu avait-il besoin de parfaire l'obéissance de son fils par la Passion ?
-j- Passant sous silence la responsabilité des ennemis, la figure de l'autorité garde une tonalité archaïque

- Transitions autour de la partie centrale de la lettre

- Partie centrale de la Lettre
- Préambule sur cet ensemble
- Mise en correspondance de A et C
- La Lettre n 'induit-elle pas le renouvellement de l'offrande sacrificielle ?
- Une offrande sans cesse renouvelée comme les sacrifices de l'Ancienne Alliance
- De la nécessité d'un intercesseur
- Que nous disent Saint Paul et Saint Jean de l'intercession ?
- L'Esprit, comme Jésus, est notre défenseur
- Que nous dit la Lettre de l'intercession ?
- Dans les évangiles, les relations sont celles d'un Père à Fils devenu un alter-ego
- Dans la Lettre, les relations sont celles d'un monarque à son dauphin

- Reprise synthétique de la structure rhétorique que nous venons de parcourir - Conclusion sur la figure de l'autorité
- L'obéissance, unique objet de la volonté du Père et principe unificateur de l'Épître
- L'échange mutuel des volontés dans l'évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

- Élargissement - Esquisse d'une postérité ecclésiale et civile de la figure de l'autorité dessinée dans l'Épître
- Le pape Clément exerce son autorité de pasteur lors des dissensions dans l'Église de Corinthe
- L'empereur Théodose promulgue l'édit de Thessalonique du 24 novembre 380
- De l'obéissance comme fin, à Jésus qui offre à Dieu le sacrifice qui satisfait sa justice

- Conclusion

- Une utilisation des Écritures au service de la thèse centrale de l'auteur
- Dans la partie centrale, trois références aux Écritures témoignent, pour le moins, d'une grande liberté d'interprétation
- Un appel à la figure de Melchisédek qui masque sa singularité
- Un recours au psaume 39 qui renforce les exigences sacrificielles au lieu d'inviter à vivre dans la reconnaissance et la louange
- Une évocation du sacrifice de l'alliance qui oublie la dimension de communion et introduit la mort comme une nécessité
- La référence première au Yom Kippour a conduit l'auteur de la Lettre à faire jouer ces trois citations à contre-emploi, alors qu'elles auraient pu aisément éclairer la Cène célébrée par notre Seigneur lors de la Pâque
- Autres conséquences du choix de la fête du Yom Kippour
- Le Christ, lui, a choisi la Pâque pour inscrire le sens de sa mort
- Ce n'est qu'en pensant la Passion comme une offrande aux hommes, que l'on peut comprendre que Jésus est « l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »

- L'obéissance - Clé de voûte de la Lettre aux Hébreux
- L'obéissance inconditionnelle, point capital de la Lettre aux Hébreux
- Dans le coeur de son enseignement, l'auteur fait de l'obéissance le seul moyen qui permette de plaire à Dieu
- L'obéissance ou la mort et l'obéissance dans la mort
- L'obéissance donne son unité à la Lettre
- La responsabilité des ennemis dans la condamnation et la mort du Christ est passée sous silence, ce qui conduit l'auteur à faire du mal et des souffrances une épreuve pédagogique pour parfaire l'obéissance de ceux qui les subissent

- Les visages du Père et du Fils - Dans l'Épître aux Hébreux et dans les Évangiles
- Les visages du Fils dans la Lettre aux Hébreux et dans les évangiles
- Quel visage du Père la Lettre nous donne-t-elle à révérer ?
- La figure du Père dessinée par l'Épître est fort différente de celle du Fils et de ses frères présentée dans les évangiles
- L'absence des ennemis dans la Lettre fait de l'obéissance une fin en soi et non une condition nécessaire pour connaître la volonté aimante du Père
- L'obéissance aux dirigeants remplace, dans la Lettre, l'accueil de l'Esprit saint
- Un paradoxe de I 'Épître : elle présente l'alliance nouvelle comme I 'inhabitation de la connaissance de Dieu en l'homme (Jr 31, 31-34 cité en He 8, 7-13), mais le Dieu qu'elle présente est si redoutable qu'il n'est guère possible de s'en approcher directement
- Le sens de la médiation du Christ

- Conclusion sur le choix de la fête du Yom Kippour et non de celle de la Pâque
- Les prises de distance par rapport au sens de la Cène
- Un déplacement systémique de toutes les catégories importantes de la foi chrétienne
- Du repas du Seigneur au sacrifice offert à la divinité
- Les conséquences concomitantes de ce déplacement

- Quelques perspectives pour demain
- Dans le domaine de la liturgie eucharistique
- La réforme liturgique qui a suivi Vatican II a initié une réinterprétation évangélique de la messe
- Mais la réforme liturgique nous laisse au milieu du gué
- Quelques pistes pour avancer dans le passage du gué
- Dans le domaine théologique
- Reprendre et développer une théologie de la relation aux ennemis
- Redéployer une théologie des ministères fondée sur la diversité des dons de l'Esprit

- Au terme de ce parcours

- Bibliographie

Biographie de l'auteur

Jésuite, bibliste, formateur au Centre d'études pédagogiques ignatien, Martin Pochon est l'auteur d'ouvrages d'exégèse remarqués dont, entre autres, Les promesses de l'Éden.
Numéro 12459
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EXPLICATIONS

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